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mercredi 8 octobre 2008

Mario Galaxy traduit en joual

Tout d'abord, qu'est ce que le joual ?

C'est la langue populaire du Québec, basée sur le français et l'anglais. Le joual possède des particularités phonétiques et de nombreux angliscismes.

Vous en avez un très bon exemple avec l'image de l'article précédent : "Petite pause culturelle".

C'est en théorie une "langue" purement orale.

Venons en à Mario Galaxy, qui se voit donc traduit en joual, afin de cibler le marché Québécois. Mais cette traduction n'a pas du tout eu l'effet escompté. En effet, de nombreuses plaintes ont été formulées à Nintendo Canada. Elles viennent principalement de l'Union des artistes et l'Office québécois de la langue française, qui déplorent cette méthode n'améliorant en rien la qualité du français des jeunes Québécois. Et on les comprend.

Voici un exemple de ce que peut donner une telle traduction :


L'image parle d'elle même.

Autres exemples de l'utilisation du joual dans le jeu :
- "On a des bombes en masse, t’veux tu t’en servir pour faire exploser les vidanges dans le coin ?"
- "On peut pas laisser ses vidanges icitte et s’attendre à ce que je m’en occupe."
- "Cette job n’est pas pantoute facile !"
- "Aggripe-toi, quel fun noir !"
- "Awaille ! dépêche !"
- "Les pingouins, nous sommes adonnants !"
- "C’est au boutte !"
- Et autres petits mots du style : "loqué", "toé", "moé", "frette", "rapailler" ou "fronder".

A quand les sacres ? :D

jeudi 25 septembre 2008

Petite pause culturelle

Voici un mois déjà que nous sommes arrivés. Il s'en est passé des choses, que nous raconterons plus tard bien sur. Juste une petite interlude culturelle entre temps...

En trois mois, nous commençons à maîtriser le vocabulaire Québécois, voici encore quelques expressions particulières que nous avons l'occasion d'entendre tous les jours... A gauche les expressions Québécoises, à droite les équivalents français.

Pantoute : (pas) du tout
Icitte : ici
Une toune : une chanson
Une brocheuse : une agraffeuse
Jaser : discuter
Un breuvage : une boisson
Un fan : un ventilateur
Chialer : se plaindre
Tantôt : tout à l'heure
Un chaudron : une casserole
Un poëllon : une poëlle
Ecoeurant : peut avoir un sens très positif ou au contraire très négatif
Tannant : agaçant
Il fait frette : il fait très froid
Il mouille : il pleut
Une tuque : un bonnet
Barer : fermer
Un bleuet : baie voisine de la myrtille
Un chandail : un pull-over
Une débarbouillette : petite serviette faisant office de gant de toilette
Dispendieux : cher
Une efface : une gomme
Une game : une partie
Une gang : une bande
Parquer : garer
Une pointe de pizza : une part de pizza
Scraper : détruire
Le soccer : le football
Des espadrilles : des chaussures de sport
C'est la cerise sur le sunday : c'est la cerise sur le gâteau
C'est pas si pire : c'est bien mais ça pourrait être mieux
Ajout de "- tu" après les questions : T'en veux-tu ? Ils en veulent-tu ? Tu m'écoutes-tu ? Je l'ai-tu ? Ça va-tu ? etc.

...

D'autres à venir, certainement. On en apprend tous les jours !


mercredi 20 août 2008

Un nouveau départ

Après un été passé à courir après les papiers et à stresser en attendant d'avoir tout rassemblé, nous voilà à l'aéroport de Poretta, direction Paris Orly, puis Québec pour passer une année complète en temps que petits étudiants québécois...

Le départ est plus dur que la dernière fois, neuf mois, c'est pas pareil que deux !

Nous embarquons tout de même dans l'avion de la CCM. Le stresse commence... pas à cause du voyage, mais à cause du temps que nous avons devant nous pour changer de terminal une fois arrivés à Orly : 1h30 pour être à la limite de la clôture de l'embarquement pour le vol pour Québec !

Le vol se déroule bien, nous arrivons à l'heure et allons récupérer nos bagages... qui mettent trois plombes à arriver ! Il est 9h, et nous ne les avons toujours pas !!

Elles arrivent enfin, plus que 50 min pour rejoindre le terminal Sud...

Nous demandons à un guichet où se trouve la navette, on nous indique une place, où nous nous rendons sans plus attendre. Le bus arrive devant nous. C'est payant ! N'ayant pas de monnaie sur nous, nous demandons à une autre personne qui nous dit de prendre le "Orlyval", le petit métro qui fait le tranfert entre les terminaux. Nous le trouvons tant bien que mal et montons dedans.

Plus que 30 min...

Nous arrivons finalement devant le guichet d'enregistrement des bagages, pour voir que l'avion à une heure de retard...

Rassurés, nous faisons la queue et enregistrons nos bagages.

L'attente commence, avec la queue pour passer aux douanes... Nous arrivons finalement devant la porte d'embarquement, nous allons pouvoir manger ! Derniers coups de fil, et nous montons dans l'avion... pour près de huit heures de vol !

https://www.flickr.com/photos/expedition-quebecoise/2792536035/

Celui ci sera plus pénible que les deux autres (France - Québec). En effet, les sièges sont plus petits, et on est moins bien assis. Alors on passe le temps comme on peut : on regarde la TV, on dort, on mange un peu, on dort encore, etc.

Nous arrivons enfin à Québec ! Nous descendons de l'avion, et faisons une nouvelles fois la queue, pour passer aux douanes faire notre déclaration (préalablement remplie dans l'avion, comme la dernière fois).

C'est long, très long, mais pas autant que ce que nous attendrons pour récupérer notre permis d'études, une fois la douane passée... Près de deux heures !!

Nous sortons finalement, notre permis en main, bien heureux d'en avoir finis avec les formalités !

Nous retrouvons Luce qui nous a attendus pendant un bon moment. Nous quittons l'aéroport de Québec pour nous rendre à notre appartement. Nous rencontrons le propriétaire, déposons nos affaires puis nous partons faire quelques courses au Wal-Mart voisin.

Luce nous dépose finalement à l'appartement. Après l'avoir remerciée vivement, nous prenons possession des lieux.

Notre enthousiasme est mitigé. En effet, l'appartement est parfait, la chambre est très grande, mais il faut quasiment tout acheter ! En effet, chacun ses affaires : pas de casseroles, de poëles et de vaisselle en commun... De plus, nous ne savons pas du tout comment le secteur est desservi au niveau des bus...

Bref, nous analyserons la situation demain, pour le moment, nous pensons plus à dormir qu'à se lamenter.

mardi 10 juin 2008

Un retour mouvementé...

Nous sommes le 10 Juin, et la date du départ approche. Et oui, nous quittons le Québec demain...

Nous nous levons donc de bonne heure afin de préparer les affaires. Les valises presques bouclées, nous rangeons les papiers, et tombons sur les billets d'avion. Machinalement, je vérifie la date et l'heure de départ : le 10 Juin à 21h15... !

Vent de panique soudain, ils est 10h30 et la chambre est loin d'être rangée ! Nous avons encore une heure et demi tout au plus pour tout remballer, car il faut ensuite rejoindre Québec puis Montréal, le tout pour se présenter environ 3h avant l'embarquement !

11h30 arrivant, nous sommes prêts et quittons l'appartement dans la hête, après avoir dit au revoir aux propriétaires.

Nous attendons le bus qui passe en bas de chez nous. Il arrive, nous embarquons nos grosses valises dedans, et nous voilà partis direction les Galeries Chagnon, où nous prendrons la 20 qui nous mènera à Québec.

Nous ne passons pas inaperçus avec nos valises et notre accent, un homme nous aborde pour nous demander si tout se passe bien. Nous lui racontons un peu notre séjour, pourquoi nous sommes là, etc.

Nous lui disons que nous devons nous rendre à la gare routière de Québec (de Sainte Foy plus particulièrement), il nous indique le bus à prendre à Québec et où nous arrêter. Il descend au même endroit que nous sur le boulevard Laurier et nous dit de prendre le métrobus. Nous le remercions et attendons le bus. Il arrive très rapidement.

Le chauffeur nous indique où descendre. Nous n'avons qu'à traverser la rue, et nous sommes dans la gare routière. Nous prenons nos billets, et Vincent part acheter à manger pendant que je surveille l'arrivée du bus.

Il revient avec deux (énormes) poutines que nous mangerons une fois assis bien confortablement dans le bus.

Celui ci arrive, nous mettons nos bagages dans le coffre et montons. Comme à l'aller, il n'y a plus de place... Nous nous asseyons donc à deus rangées d'écart.

La personne à côté de Vincent semble être incommodée par l'odeur de la poutine... Vincent me confie donc les deux boîtes, que je devrai contempler pendant tout le voyage... Quel châtiment... !!

Le voyage promet d'être long. En effet, je ne peux pas trop dormir, de peur de renverser les plats...

En cours de route, nous essuyons un énorme orage ! Une pluie battante, du vent, des éclairs, on aurait dit que la fin du monde était proche !

Mais après quelques minutes de déluge, le temps se calme, et le soleil réapparaît.

A présent, nous sommes dans un embouteillage... Il ne manquait plus que ça... Nous arrivons tout de même à Montréal dans les temps, il est 17h30, mais nous devons encore prendre le bus qui nous mènera à l'aéroport !

Il part à 18h. Nous arrivons une heure plus tard à l'aéroport, car nous avons mis un temps fou à quitter la gare routière et rejoindre l'autoroute (toujours l'embouteillage...).

Par chance, nous arrivons juste devant notre porte d'enregistrement !

Soulagés, nous faisons la queue, une longue queue... Après avoir serpenté pour passer le contrôle des douanes, nous arrivons à la porte d'embarquement, qui changera bien évidemment... Nous sommes donc contraints de chercher la nouvelle porte quelques minutes avant de monter dans l'avion...

La nouvelle porte trouvée, nous nous asseyons et attendons d'être appelés.

Un groupe d'enfants attend lui aussi pour embarquer. Ce sont des québécois qui vont passer dix jours à Paris... bonjour la devise !

Nous montons enfin dans l'avion.

Le voyage sera plus agréable qu'à l'aller. Nous voyageons de nuit, nous pouvons donc dormir plus facilement.

Pendant le vol, nous avons assisté à un phénomène étrange : d'un côté de l'avion, il faisait nuit, et de l'autre, il faisait jour ! C'était assez impressionnant !

Nous arrivons finalement à Paris Roissy, que nous devons quitter pour rejoindre Orly.

Après avoir récupéré nos bagages, nous attendons patiemment le bus de transfert, qui met énormément de temps à arriver...

Arrivés à Orly, nous enregistrons nos bagages et achetons des sandwichs (chers les sandwichs !!).

Après 1h30 de vol, nous arrivons à Bastia à 16h30, enfin !!

Les retrouvailles sont émouvantes, et oui, on ne savait même pas si on allait arriver, avec toutes ces péripéties...

Mais nous sommes là, heureux d'être rentrés et riches d'une expérience formidable.

vendredi 6 juin 2008

Les baleines de Tadoussac

Aujourd'hui, nous avions rendez vous à l'Université Laval de bonne heure pour nous rendre à Tadoussac, où nous allions partir en excursion pour observer les baleines.

Nous voilà donc au Pavillon Pollack, de bonne heure et de bonne humeur, après une super soirée passée chez Philippe, un collègue de travail, qui nous a très gentiement hébergés afin que nous puissions être à l'heure au rendez-vous.

Trois heures de bus nous attendent afin de rejoindre Tadoussac. Nous montons donc dans le bus, et nous voilà partis...

Nous faisons une pause à mi-chemin, histoire de prendre un petit café et de fumer une petite cigarette pour ceux qui le désirent. Nous repartons une heure plus tard. Après une bonne heure de route, nous sommes contraints de prendre le traversier, car la route s'arrête. Le bus embarque donc sur le bateau, et nous descendons pour admirer le paysage, malgré la pluie et le froid !

Vingt minutes plus tard, nous voilà débarqués sur le port de Tadoussac, où nous allons déjeuner avant de partir en excursion. Nous en profitons pour visiter les boutiques et acheter quelques souvenirs.

Tout le monde se rejoint ensuite à côté d'une cabane afin de s'équiper pour la sortie. Pantalons et gros anoraks enfilés, nous regagnons le port où nous attend un gros bateau.

Nous montons rapidement à bord, et nous quittons lentement le port.

Il y a beaucoup de brouillard, on ne voit pas à plus de dix mètres, voir des baleines risque d'être assez difficile... Mais plus nous gagnons le large, plus celui ci semble se dissiper.

Après seulement quelques minutes, nous apercevons un beluga au loin, dont nous n'avons pu prendre que le dos en photo...

Nous croisons également d'autres bateaux, eux aussi en expédition, ainsi que des petits pingouins et un phoque qui sortait la tête de l'eau.

Puis, après une bonne demi heure à observer l'horizon, un rorqual se montre enfin ! C'est très impressionnant de voir une si grosse bête à quelques mètres à peine !

Nous en verrons ainsi une bonne dizaine, parfois plusieurs à la fois.

Ces bestioles sont toutefois très dures à photographier, voici la meilleure photo que nous avons :

https://www.flickr.com/photos/expedition-quebecoise/2560502659/in/set-72157605504430960/

L'expédition aura duré en tout trois bonnes heures. Ce fut une expérience formidable, malgré le brouillard, le vent et le froid !

Toutes les photos de la journée sont disponibles dans notre galerie.

vendredi 16 mai 2008

Comment apprivoiser un petit suisse ?

Non, il ne s'agit pas ici d'un dessert à base de lait, mais d'un petit animal de la même famille que l'écureuil.

Avant de vouloir l'apprivoiser, apprenons à mieux le connaître...

https://www.flickr.com/photos/expedition-quebecoise/2500766256/

  • Description de l'espèce :
De la même famille que l'écureuil (sciuridé), le suisse est cependant plus petit que celui-ci. Avec son pelage roux, marqué de cinq rayures brun foncé ou noires et de bandes chamois sur le dos, il se confond à merveille avec le paysage d'automne. Par contre, la fourrure de sa partie ventrale est toute blanche. Il a une queue rousse, mesurant plus ou moins 10 cm de longueur, garnie de poils grisâtres et moins touffue que celle de l'écureuil. Le suisse a deux grands yeux ronds qui dominent sa tête et nous observent de tous les côtés. Son museau sensible, doublé d'une vue perçante, flaire facilement des graines enfouies sous la litière de la forêt.

  • Régime alimentaire :
Principalement herbivore, son régime alimentaire varie cependant en fonction de l'abondance des ressources. Durant l'été, sa préférence pour les petits fruits sauvages comme les fraises, les framboises, les bleuets, le thé des bois de même que les graines de pins prennent largement le dessus sur les champignons, les racines et les oeufs d'oiseaux. Par contre, en période de disette, il se contente de la maigre pitance que lui procure une chenille, une sauterelle, un ver et même une petite grenouille. L'automne, il se gave de glands, de faines et de noix dont il fait en plus des réserves importantes en prévision de la période hivernale. Au printemps, au moment où la végétation tarde à pousser et les réserves de l'hiver sont épuisées, il se contente de glaner ici et là quelques jeunes pousses, des bourgeons et les graines de l'été précédent demeurées au sol.
Plus d'informations ici

Si vous voulez l'approcher, sachez tout d'abord qu'il vous faudra un paquet de cacahuètes et pas mal de patience...

Après, tout est dans la technique ! La notre à l'air de fonctionner, jugez plutôt :


Et vous n'avez encore rien vu !

Pour suivre les aventures du petit suisse, rendez vous sur notre galerie !

jeudi 15 mai 2008

F***ing MacBook

Petit interlude avec cette vidéo de Julien Tremblay (humoriste québécois) parodiant le Macbook Air, le nouveau portable d'Apple.
 


Si des mots vous échappent, rassurez vous, nous aussi...